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La mode québécoise au cœur d’un nouvel élan pour l’achat local?

La mode québécoise au cœur d’un nouvel élan pour l’achat local?

Et si notre prochaine pièce préférée venait d’ici ?

Entre les tensions commerciales avec les États-Unis, la montée de la fast fashion et l’envie de consommer plus responsablement, l’achat local au Québec revient sur le devant de la scène.

Mais au-delà des périodes de crise, une question demeure : et si acheter québécois devenait une véritable habitude ?

La création locale, bien plus qu’un achat

Acheter local, ce n’est pas simplement choisir un produit fabriqué près de chez soi. C’est soutenir des entreprises, des emplois et des créateurs d’ici.

Dans la mode, chaque pièce raconte aussi l’histoire d’une marque, d’une créatrice ou d’un designer québécois. Des entreprises souvent indépendantes, qui imaginent leurs collections loin des standards de la fast fashion.

Chez Belle et Rebelle, c’est justement cette création locale que nous voulons mettre en lumière. Notre boutique montréalaise rassemble des vêtements et accessoires de créateurs québécois et canadiens, avec une même envie : faire découvrir une autre façon de consommer la mode.

Et pour Anne Lespérance, propriétaire de Belle et Rebelle, l’achat local représente aussi une forme de pouvoir pour les consommateurs.

« Chaque achat local est un geste concret. […] C’est notre pouvoir de citoyens. Je pense qu’on va tous l’utiliser. »

Anne Lespérance, propriétaire de la boutique Belle et rebelle. Photo : Denis Germain

Un pouvoir qu’elle a d’ailleurs vu se manifester directement en boutique ces derniers jours. Après les récentes annonces du gouvernement canadien, Belle et Rebelle a enregistré une hausse de ses ventes.

« On l’a senti. Dimanche, on a enregistré une hausse des ventes. Je pense qu’on va le ressentir aussi dans les prochains jours », explique Anne Lespérance.

La mode québécoise revient en force

L’intérêt pour la consommation locale n’est pas nouveau. Après avoir connu un véritable essor pendant la pandémie, il a de nouveau été stimulé par les tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis.

Selon le Conseil québécois du commerce de détail, 81 % des Québécois interrogés début août 2026 affirmaient augmenter, beaucoup ou un peu, leurs achats dans les commerces locaux.

Et cette réflexion dépasse largement l’alimentation. Elle s’invite aussi dans nos garde-robes.

Choisir des vêtements québécois, c’est soutenir des marques locales et découvrir des collections produites en plus petites quantités, avec des univers et des styles qui ne ressemblent pas nécessairement à ceux des grandes chaînes internationales.

Chez Belle et Rebelle, cette tendance s’est aussi ressentie dans les échanges avec les clients. Anne Lespérance observe toutefois que l’enjeu est de faire durer cet intérêt au-delà de l’actualité.

« J’ai l’impression que l’achat local, c’est toujours comme un lapin qu’on sort d’un chapeau chaque fois qu’il y a une crise. Subitement, on réalise que c’est important. Mais il faut vraiment qu’il y ait une vision à long terme, des campagnes de sensibilisation. Il faut que ça soit en continu. »

Mode durable : acheter moins, mais mieux

Choisir local peut aussi s’inscrire dans une démarche de mode durable, éthique et responsable : Face à la fast fashion et à ses collections qui se renouvellent sans cesse, pourquoi ne pas revenir à l’essentiel ?

Acheter moins. Choisir mieux. Porter plus longtemps. Privilégier des vêtements durables et intemporels, mais aussi s’intéresser aux matières naturelles et aux fibres naturelles, peut permettre de construire une garde-robe plus réfléchie.

Bien sûr, tout le monde n’a pas le même budget. Acheter local à 100 % n’est pas toujours possible... et ce n’est pas le but.

L’idée est plutôt de commencer là où on peut : découvrir une marque de mode québécoise, choisir une pièce issue de la création montréalaise, visiter une boutique indépendante ou simplement prendre le temps de regarder ce qui se crée ici.

Et si on commençait par notre garde-robe ?

Les crises peuvent changer nos habitudes pendant quelques semaines. Mais les véritables changements viennent lorsque ces nouvelles habitudes s’installent dans le temps.

C’est justement ce qui inquiète Anne Lespérance : après les périodes de mobilisation, l’intérêt peut rapidement retomber.

« La vague d’achat local la plus grosse qu’on a vue, c’est durant la pandémie. […] On a vu les impacts, parce que le message a été fait en continu sur plusieurs mois. Mais les appels à consommer pendant trois jours, ça ne change pas grand-chose pour nous. »

Chez Belle et Rebelle, nous croyons que la mode québécoise et la création locale méritent une place durable dans nos garde-robes.

Parce qu’acheter local, ce n’est pas seulement acheter un vêtement. C’est choisir qui l’on veut soutenir.

Découvrez notre sélection de créateurs québécois et canadiens, en boutique à Montréal et en ligne.

Article complet paru dans La Presse le 24 août 2026 à lire ici.

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